La rhizarthrose
La rhizarthrose, ou arthrose de la base du pouce, est une condition dégénérative fréquente qui affecte l’articulation trapézo-métacarpienne (articulation TMC) du pouce. Elle peut causer des douleurs significatives, une diminution de la fonction et des déformations visibles.
Diagnostic de la rhizarthrose
Le diagnostic de la rhizarthrose repose sur plusieurs éléments :
- Anamnèse : Les patients décrivent souvent une douleur à la base du pouce, aggravée par l’utilisation et les mouvements de préhension. Ils peuvent également mentionner une diminution de la force et une difficulté à effectuer des tâches quotidiennes.
- Examen physique :
- Inspection : On recherche des signes de déformation, de gonflement ou de subluxation de l’articulation.
- Palpation : La palpation de l’articulation trapézo-métacarpienne provoque souvent une douleur.
- Manœuvre de Grind Test : Un test clinique spécifique où le médecin effectue une compression axiale du pouce combinée à une rotation, provoquant une douleur et un crépitement.
- Imagerie :
- Radiographie : C’est l’examen de choix pour confirmer le diagnostic. Les radiographies peuvent montrer des signes de diminution de l’espace articulaire, des ostéophytes (excroissances osseuses), des sclérose osseuses, et des subluxations.
- IRM ou échographie : Rarement nécessaires, ces examens peuvent être utilisés pour évaluer les tissus mous ou en cas de doute diagnostic.
Traitement de la rhizarthrose
Le traitement de la rhizarthrose peut être conservateur ou chirurgical, selon la sévérité des symptômes et la réponse au traitement initial.
Traitement conservateur
- Orthèses :
- Les orthèses de pouce peuvent stabiliser l’articulation et diminuer la douleur en limitant les mouvements aggravants.
- Médicaments :
- Antalgiques et anti-inflammatoires : Utilisation d’AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens) ou d’analgésiques pour gérer la douleur.
- Infiltrations de corticostéroïdes : Injection de stéroïdes dans l’articulation pour réduire l’inflammation et la douleur.
- Physiothérapie :
- Exercices de renforcement musculaire et de mobilité articulaire pour améliorer la fonction et diminuer la douleur.
- Techniques de thérapie manuelle et d’adaptation ergonomique pour minimiser les contraintes sur l’articulation.
- Modifications des activités :
- Adaptations des tâches quotidiennes pour éviter les mouvements qui aggravent les symptômes.
Traitement chirurgical
Lorsque le traitement conservateur échoue à soulager les symptômes, plusieurs options chirurgicales peuvent être envisagées :
- Trapezectomie :
- Ablation du trapèze, parfois combinée avec une interposition tendineuse (utilisation d’un tendon pour remplacer l’articulation) ou une suspension arthroplastique.
- Arthrodèse :
- Fusion de l’articulation, une option qui élimine la douleur mais limite la mobilité.
- Prothèse articulaire :
- Remplacement de l’articulation par une prothèse
- Ostéotomies :
- Réalignement osseux pour redistribuer les charges sur l’articulation et réduire la douleur.
Chaque cas de rhizarthrose est unique et le traitement doit être individualisé en fonction des besoins et des attentes du patient.
Causes
- Dégénérescence articulaire : Ils sont souvent associés à l’arthrose et à la dégénérescence des articulations.
Diagnostic
- Examen physique : examen visuel et tactile du Kyste
- Imagerie : Des radiographies ou des échographies peuvent être utilisées pour évaluer l’étendue et la nature du Kyste.
Traitement
- Surveillance : Si le kyste est asymptomatique, il peut ne nécessiter aucun traitement.
- Ponction + infiltration : Le kyste peut être drainé à l’aide d’une aiguille, mais cela peut parfois entraîner des récidives.
- Chirurgie : Si le kyste est douloureux ou récurrent, une intervention chirurgicale peut être envisagée pour le retirer.
Indications pour la chirurgie
- Douleur : Le kyste peut causer une douleur qui affecte les activités quotidiennes.
- Infection : Si le kyste est infecté ou s’il y a un risque d’infection répétée.
- Problèmes esthétiques : Bien que généralement bénin, certains patients optent pour la chirurgie pour des raisons esthétiques.
Procédure chirurgicale
- Anesthésie : Locale, ou loco-régionale.
- Incision : Une petite incision est faite au-dessus du kyste.
- Excision du kyste : Le kyste et une petite partie de la capsule articulaire sous-jacent peuvent être enlevés pour minimiser les risques de récidive.
- Fermeture : Sutures pour fermer l’incision éventuellement aidé d’un lambeau local.
Post-opératoire
- Pansement : par une infirmière diplômée d’état
- Gestion de la douleur : Médicaments analgésiques si nécessaire.
- Réhabilitation : Exercices de physiothérapie pour maintenir la mobilité articulaire.
Risques et Complications
- Récidive : Les kystes peuvent réapparaître même après une excision chirurgicale.
- Infection : Risque d’infection au site chirurgical.
- Rigidité : Possible raideur de l’articulation post-chirurgicale.
- Lésions nerveuses ou tendineuses : Risque de dommages aux structures environnantes.
Alternatives à la chirurgie
- Observation : Si le kyste est asymptomatique.
- Ponction + injection de cortico stéroïdes : Drainage du liquide du kyste, bien que souvent associé à des récidives.
La décision de procéder à une chirurgie doit être discutée en détail avec votre chirurgien , tenant compte des symptômes, des attentes du patient et des éventuels risques.