Arthrose et prothèse d’épaule

L’arthrose de l’épaule, dite omarthrose, se caractérise par l’usure du cartilage articulaire, ce qui entraîne des frottements entre les surfaces osseuses, provoquant douleur et raideur. L’arthrose peut être primaire (liée au vieillissement) ou secondaire (suite à une blessure, une fracture, ou une maladie inflammatoire). Une prise en charge adaptée au Cabinet IMPPACT permet de retrouver la mobilité de l’épaule.

En résumé

01

Hospitalisation

1 à 2 nuits

02

Anesthésie

Générale associée à une loco-régionale

03

Douleurs

Contrôlées par un protocole antalgique adapté

04

Durée des soins postopératoires

Immobilisation 2 à 3 semaines, rééducation 3 à 6 mois

05

Arrêt de travail

1 à 3 mois selon activité

06

Absence de sport

4 à 6 mois minimum

01

Hospitalisation

1 à 2 nuits

02

Anesthésie

Générale associée à une loco-régionale

03

Douleurs

Contrôlées par un protocole antalgique adapté

04

Durée des soins postopératoires

Immobilisation 2 à 3 semaines, rééducation 3 à 6 mois

05

Arrêt de travail

1 à 3 mois selon activité

06

Absence de sport

4 à 6 mois minimum

Arthrose et prothèse d'épaule

Définition et causes

L’épaule est une articulation particulièrement mobile, composée de la tête de l’humérus et de la glène de l’omoplate. Cette grande mobilité repose sur un équilibre délicat entre les structures osseuses, la capsule articulaire et la coiffe des rotateurs.

Dans l’omarthrose, le cartilage qui recouvre les surfaces articulaires s’amincit progressivement. L’os sous-jacent se densifie, des excroissances osseuses peuvent apparaître (les ostéophytes), et l’articulation perd sa souplesse.

Avec le temps, la dégradation articulaire peut devenir sévère et entraîner une perte importante de fonction.

Arthrose de l’épaule : symptômes

La douleur est le symptôme dominant. Elle est souvent quotidienne, mécanique au début, puis peut devenir permanente. Elle s’accentue lors des mouvements d’élévation ou de rotation du bras.

La raideur s’installe progressivement. Les gestes simples du quotidien deviennent difficiles : se coiffer, s’habiller, atteindre un objet en hauteur ou porter une charge.

Une perte de force peut également apparaître, en particulier si la coiffe des rotateurs est atteinte. Dans les formes avancées, la mobilité peut être fortement réduite.

Diagnostic de l’arthrose de l’épaule

Le diagnostic repose sur l’examen clinique et l’imagerie.

Le médecin évalue la douleur, la mobilité active et passive ainsi que la force musculaire. Il recherche une limitation des rotations et de l’élévation.

La radiographie standard permet de confirmer le diagnostic en montrant le pincement articulaire, les ostéophytes et les remaniements osseux. Un scanner ou une IRM peuvent être demandés afin d’analyser plus précisément l’état de la glène et de la coiffe des rotateurs.

Ces examens sont essentiels pour choisir le type de prothèse le plus adapté.

Arthrose d’épaule : les traitements de première intention

Avant d’envisager une chirurgie, plusieurs traitements conservateurs peuvent être proposés.

Les antalgiques et anti-inflammatoires permettent de contrôler la douleur lors des poussées. Les infiltrations de corticoïdes peuvent apporter un soulagement temporaire. La kinésithérapie vise à maintenir la mobilité et renforcer les muscles stabilisateurs.

Ces traitements ne guérissent pas l’arthrose mais permettent, dans certains cas, de retarder l’intervention chirurgicale.

Lorsque la douleur devient permanente, que la mobilité est fortement limitée et que la qualité de vie est altérée malgré un traitement bien conduit, la prothèse d’épaule peut alors être envisagée.

La prothèse d’épaule : une solution pour l’arthrose avancée

La prothèse d’épaule est une intervention chirurgicale qui consiste à remplacer l’articulation de l’épaule endommagée par une prothèse. Cette solution est généralement envisagée lorsque l’arthrose est avancée, que les traitements conservateurs ne sont plus efficaces, et que la douleur est devenue insupportable.

Il existe principalement deux types de prothèses d’épaule :

  • Les prothèses totales anatomiques
  • Les prothèses totales inversées.

Chacune a des indications spécifiques et est adaptée à des situations cliniques particulières. Le choix entre une prothèse anatomique ou inversée dépend de plusieurs facteurs cliniques, et doit être discuté en détail avec un chirurgien orthopédique spécialisé.

Prothèse totale anatomique

La prothèse totale anatomique imite la structure naturelle de l’épaule, c’est-à-dire que l’implant articulaire se compose d’une tête humérale (os du bras) et d’une cavité glénoïde (partie de l’omoplate).

  • Indication : Elle est souvent utilisée dans le cadre d’arthrose simple de l’épaule, sans atteinte importante des muscles de la coiffe des rotateurs.
  • Avantages : Elle préserve la fonction anatomique de l’épaule et permet une récupération relativement rapide de la mobilité.
  • Limites : Elle n’est pas idéale pour les patients ayant des problèmes de coiffe des rotateurs sévères ou d’autres pathologies musculaires.

Prothèse totale inversée

La prothèse totale inversée inverse la configuration naturelle de l’épaule : la tête de l’humérus est remplacée par une cavité, tandis que la partie de l’omoplate est remplacée par une boule.

  • Indication : Elle est indiquée dans les cas où la coiffe des rotateurs est abîmée.
  • Avantages : La prothèse inversée permet de restaurer la fonction de l’épaule en utilisant d’autres muscles pour la stabiliser, ce qui est particulièrement bénéfique lorsque la coiffe des rotateurs est abîmée.
  • Limites : Bien que la prothèse inversée améliore la fonction de l’épaule, la récupération peut être plus longue que pour une prothèse anatomique. Certains mouvements peuvent ne plus être possible (main dans le dos, élévation complète).

Le déroulement de l’opération

L’intervention se déroule sous anesthésie générale associée à un bloc loco-régional afin de limiter les douleurs postopératoires.

Elle dure environ une heure. L’hospitalisation est généralement de une à deux nuits.

Une incision est réalisée à l’avant de l’épaule. Les surfaces articulaires usées sont retirées, puis les implants sont positionnés et fixés solidement.

Après l’intervention, le bras est immobilisé dans une écharpe pendant environ deux semaines.

La rééducation

L’auto-rééducation doit être débutée dès le lendemain de l’intervention : mouvements pendulaires, retrait de l’écharpe pour la toilette, l’habillage et les repas.

À partir de la 3eme semaine post-opératoire, les séances de kinésithérapie peuvent débuter. La durée de la rééducation peut varier en fonction du type de prothèse et de l’état du patient, mais elle dure généralement entre 3 et 6 mois.

Risques et complications possibles

Comme toute intervention chirurgicale, la prothèse d’épaule comporte des risques, bien que rares.

Une infection, une raideur persistante, un descellement prothétique ou une luxation peuvent survenir. Le risque est plus important chez les patients présentant des pathologies associées ou une qualité osseuse fragile.

Le respect des consignes postopératoires et une rééducation bien conduite sont essentiels pour optimiser le résultat.

FAQ

Les patients décrivent le plus souvent une douleur chronique, parfois nocturne, associée à une diminution des mouvements. Les gestes du quotidien, comme se coiffer ou s’habiller, deviennent progressivement plus difficiles.

L’arthrose peut être liée au vieillissement naturel, mais aussi à des facteurs comme une ancienne fracture, une instabilité, ou une rupture de la coiffe des rotateurs non traitée.

Nous proposons une prothèse lorsque la douleur devient invalidante au quotidien et que les traitements médicaux ne suffisent plus, avec une gêne importante dans les gestes simples.

Nous adaptons le choix de la prothèse à chaque patient :

  • la prothèse anatomique, lorsque la coiffe des rotateurs est fonctionnelle.
  • la prothèse inversée, en cas de coiffe défaillante.

La récupération est progressive, avec une phase d’immobilisation puis de rééducation. Il faut compter plusieurs semaines à quelques mois pour retrouver une bonne fonction.

Dans la majorité des cas, nous obtenons une diminution significative de la douleur et une amélioration de la mobilité, permettant de retrouver une meilleure qualité de vie.

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