Les névromes de Morton

Le névrome de Morton est une pathologie fréquente de l’avant-pied, correspondant à une irritation ou une compression d’un nerf situé entre les orteils. Bien que bénin, ce trouble peut devenir très invalidant au quotidien, notamment lorsqu’il gêne le chaussage ou limite les déplacements. Au Cabinet IMPPACT, à Lille, la prise en charge du névrome de Morton repose sur une analyse précise des symptômes et des facteurs mécaniques, afin de proposer une stratégie thérapeutique adaptée et progressive.

En résumé

01

Hospitalisation

Ambulatoire

02

Anesthésie

Loco-régionale

03

Douleurs

Modérées

04

Durée des soins postopératoires

10 à 15 jours

05

Arrêt de travail

2 à 4 semaines

06

Absence de sport

Environ 1 à 2 mois

01

Hospitalisation

Ambulatoire

02

Anesthésie

Loco-régionale

03

Douleurs

Modérées

04

Durée des soins postopératoires

10 à 15 jours

05

Arrêt de travail

2 à 4 semaines

06

Absence de sport

Environ 1 à 2 mois

Névromes de morton

Définition et causes

Le névrome de Morton correspond à une compression du nerf interdigital, le plus souvent situé entre le troisième et le quatrième orteil. Cette compression entraîne un épaississement du nerf, responsable des douleurs caractéristiques.

La cause principale est d’origine mécanique. Les contraintes répétées sur l’avant-pied, notamment lors de la marche ou du port de chaussures inadaptées, favorisent cette compression. Cela explique la prédominance de cette pathologie chez les femmes et sa localisation préférentielle au troisième espace inter-métatarsien.

D’autres facteurs peuvent intervenir, comme les microtraumatismes répétés, certaines anomalies morphologiques du pied ou des troubles de l’appui. Dans la majorité des cas, il s’agit d’une pathologie multifactorielle.

Névromes de Morton : les symptômes

Le névrome de Morton présente des signes cliniques assez typiques, souvent évocateurs :

  • Douleurs vives, en décharge électrique ou en brûlure dans l’avant-pied
  • Sensation de caillou dans la chaussure
  • Douleur déclenchée à la marche, notamment lors de la propulsion
  • Aggravation des symptômes avec le port de chaussures serrées
  • Soulagement rapide lors du déchaussage
  • Parfois engourdissement ou diminution de la sensibilité des orteils concernés

Ces symptômes peuvent être intermittents au début, puis devenir plus fréquents et invalidants avec le temps.

Le diagnostic des Névromes de Morton

Le diagnostic repose sur un examen clinique précis, orienté par les symptômes décrits par le patient. La palpation de l’espace inter-métatarsien peut reproduire la douleur, et certains tests spécifiques permettent d’orienter le diagnostic.

L’imagerie est souvent utilisée pour confirmer le diagnostic. L’échographie et l’IRM sont les examens de référence, permettant de visualiser l’épaississement du nerf et d’éliminer d’autres causes de douleur de l’avant-pied.

Traitements de première intention

Le traitement du névrome de Morton est initialement conservateur dans la majorité des cas. Il vise à réduire la compression du nerf et à soulager les douleurs.

Ils incluent :

  • L’adaptation du chaussage (privilégier des chaussures larges, avec un avant-pied spacieux) pour réduire les contraintes mécaniques
  • Le port de semelles orthopédiques avec appui rétro-capital pour mieux répartir les charges et diminuer la pression sur le nerf.
  • Des séances de kinésithérapie pour améliorer la mobilité et réduire les tensions.

En cas de douleurs persistantes, des infiltrations de corticoïdes peuvent être réalisées afin de diminuer l’inflammation locale et apporter un soulagement.

Quand faut-il opérer ?

La chirurgie est envisagée lorsque les symptômes persistent malgré un traitement conservateur bien conduit, ou en cas de douleur invalidante au quotidien.

La décision opératoire dépend de l’intensité des symptômes, de leur durée d’évolution et de leur impact sur la qualité de vie. L’objectif est alors de supprimer la cause de la compression nerveuse et de soulager durablement la douleur.

La chirurgie des Névromes de Morton

Le traitement chirurgical du névrome de Morton repose le plus souvent sur l’exérèse du névrome, c’est-à-dire l’ablation de la portion de nerf épaissie et douloureuse. Cette intervention est considérée comme la technique de référence dans les formes résistantes aux traitements conservateurs.

L’intervention est réalisée sous anesthésie loco-régionale, généralement en ambulatoire. Le chirurgien accède au nerf par une incision au niveau de l’espace inter-métatarsien, puis procède à l’ablation du névrome. Cette intervention permet de supprimer la douleur liée à la compression nerveuse.

Dans certains cas, des techniques alternatives visant à libérer le nerf sans l’enlever peuvent être discutées, mais elles restent moins fréquentes.

Suivi et rééducation

Les suites opératoires sont généralement simples. La marche est reprise rapidement, en évitant les contraintes excessives sur l’avant-pied dans les premiers jours.

Les soins locaux permettent d’assurer une bonne cicatrisation. La reprise des activités se fait progressivement, en fonction de l’évolution. La rééducation n’est pas systématique, mais peut être proposée dans certains cas.

Le retour à un chaussage normal est progressif, avec une attention particulière portée au confort.

Complications possibles

Comme toute intervention, la chirurgie du névrome de Morton comporte certains risques :

  • Douleurs résiduelles ou persistantes
  • Formation d’un névrome cicatriciel (névrome du moignon)
  • Troubles de la sensibilité des orteils concernés
  • Retard de cicatrisation
  • Infection, rare

Une prise en charge adaptée permet de limiter ces complications.

FAQ

Le névrome de Morton est une irritation ou un épaississement d’un nerf situé entre les orteils, le plus souvent entre le 3ᵉ et le 4ᵉ. Cette compression nerveuse provoque des douleurs caractéristiques à l’avant du pied.

Il est souvent favorisé par le port de chaussures étroites ou à talons, qui compriment l’avant-pied. D’autres facteurs comme une morphologie du pied, un hallux valgus ou des microtraumatismes répétés peuvent également jouer un rôle.

Oui, en première intention, nous proposons un traitement conservateur : adaptation des chaussures, semelles orthopédiques, repos et parfois infiltrations pour réduire l’inflammation.

Les infiltrations peuvent permettre de soulager la douleur de manière significative, parfois durable, surtout aux stades précoces.

L’intervention consiste à libérer ou retirer le nerf comprimé, afin de supprimer la douleur. Le choix dépend de la situation et de l’ancienneté des symptômes.

Oui, notre objectif est de retrouver une marche sans douleur. Une reprise progressive des activités est généralement possible après traitement.

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