L’entorse de la cheville

L’entorse de la cheville est l’un des traumatismes les plus fréquents, aussi bien dans la vie quotidienne que lors d’activités sportives. Souvent banalisée, elle peut pourtant entraîner des douleurs prolongées et des séquelles si elle n’est pas prise en charge correctement dès les premiers jours. Au Cabinet IMPPACT, à Lille, la prise en charge des entorses de cheville repose sur une évaluation précise de la gravité de la lésion et sur un traitement fonctionnel adapté, afin de favoriser une récupération rapide et de limiter le risque d’instabilité chronique.

En résumé

01

Hospitalisation

Non nécessaire dans la majorité des cas

02

Anesthésie

Non applicable (traitement conservateur)

03

Douleurs

Variables selon la gravité

04

Durée des soins postopératoires

Non applicable (rééducation sur plusieurs semaines)

05

Arrêt de travail

1 à 6 semaines selon la gravité

06

Absence de sport

4 à 12 semaines selon le type d’activité

01

Hospitalisation

Non nécessaire dans la majorité des cas

02

Anesthésie

Non applicable (traitement conservateur)

03

Douleurs

Variables selon la gravité

04

Durée des soins postopératoires

Non applicable (rééducation sur plusieurs semaines)

05

Arrêt de travail

1 à 6 semaines selon la gravité

06

Absence de sport

4 à 12 semaines selon le type d’activité

Entorse de la cheville

Définition et causes

Une entorse de la cheville correspond à une lésion ligamentaire, survenant le plus souvent lors d’un mouvement de torsion de la cheville vers l’intérieur (mécanisme en varus équin).

Selon la gravité, on distingue plusieurs stades :

  • Entorse bénigne : simple étirement du ligament
  • Entorse de gravité moyenne : rupture partielle du ligament
  • Entorse grave : rupture complète ligamentaire

Dans la majorité des cas, ce sont les ligaments latéraux de la cheville qui sont touchés.

​Les types d’entorse

« L’entorse de cheville » est un terme presque générique souvent utilisé à tort pour qualifier tous les traumatismes de la cheville ou du pied ne présentant pas de fracture. Ainsi sont souvent confondues :

  • Les entorses du ligament collatéral latéral de la cheville (les plus fréquentes)
  • Les entorses du ligament collatéral médial
  • Les entorses de la syndesmose tibio-fibulaire
  • L’entorse sous-talienne
  • Les entorses du médio-pied : Chopart
  • Les entorses de l’avant-pied : Lisfranc

Ces lésions peuvent être isolées ou associées, ce qui explique la variabilité des symptômes et des temps de récupération.

Comment reconnaître une entorse de cheville ?

Les signes d’une entorse de la cheville varient selon la gravité de la lésion :

  • Douleur immédiate au niveau de la cheville
  • Gonflement rapide (œdème)
  • Apparition d’un hématome
  • Difficulté voire impossibilité de poser le pied au sol
  • Sensation d’instabilité de la cheville
  • Douleur à la palpation des ligaments

Dans les formes les plus sévères, la marche est impossible dans les heures suivant le traumatisme.

Le diagnostic d’une entorse de cheville

Le diagnostic repose sur l’examen clinique, permettant d’évaluer la douleur, la stabilité de la cheville et la capacité d’appui.

Afin de déterminer la nécessité d’une radiographie, les critères d’Ottawa sont utilisés. Une imagerie est indiquée notamment en cas de douleur à la palpation de certaines zones osseuses ou d’impossibilité de faire quelques pas après le traumatisme.

Une radiographie est demandée :

  • En cas de vive douleur à la palpation des zones décrites,
  • En cas d’impossibilité de faire 4 pas consécutifs sur le pied blessé
  • Si vous avez moins de 18 ans ou plus de 55 ans.

Dans certains cas, notamment en cas de doute ou d’évolution défavorable, des examens complémentaires (IRM, échographie) peuvent être réalisés.

Traitements conservateurs

Le traitement de référence de l’entorse de la cheville est fonctionnel, quelle que soit sa gravité dans la majorité des cas.

Il repose sur plusieurs principes fondamentaux :

L’immobilisation relative est assurée par une attelle semi-rigide, permettant de stabiliser la cheville tout en autorisant une mobilisation contrôlée. L’utilisation d’une contention (chaussette ou bandage) est souvent associée.

Le protocole POLICE constitue la base du traitement initial :

  • Protection (attelle)
  • Optimal Loading (remise en charge progressive)
  • Ice (glaçage)
  • Compression
  • Élévation

Une phase de repos est nécessaire dans les premiers jours, avec surélévation du membre et glaçage régulier pour limiter l’œdème. La reprise d’appui est encouragée dès que la douleur le permet, de manière progressive.

La kinésithérapie doit être débutée le plus tôt possible :

  • Initialement à visée antalgique (physiothérapie, drainage lymphatique)
  • Secondairement pour renforcement musculaire et travail proprioceptif

Quand opérer ?

La chirurgie est exceptionnelle dans les entorses de cheville. Elle peut être envisagée dans certaines situations spécifiques :

  • Entorse grave avec instabilité majeure persistante
  • Lésions associées complexes
  • Échec du traitement fonctionnel avec instabilité chronique

Dans la majorité des cas, une prise en charge conservatrice bien conduite permet une récupération satisfaisante.

Ligamentoplastie : la chirurgie de l’entorse

Lorsque la chirurgie est indiquée, elle vise à restaurer la stabilité de la cheville en réparant ou en reconstruisant les ligaments lésés.

L’intervention se déroule désormais par arthroscopie de cheville, qui consiste à l’aide d’une caméra et de mini-instruments à réparer les ligaments latéraux ou à les renforcer à l’aide de structures tendineuse par de petites incisions de 5 mm. Cette intervention permet de stabiliser durablement l’articulation, de prévenir les récidives et d’éviter l’arthrose de cheville sur el long terme.
Au cabinet IMPPACT, précurseur dans cette technologie, cette chirurgie sera proposée par voie mini-invasive : l’arthroscopie.

Dans certains cas, des gestes associés peuvent être réalisés pour traiter des lésions concomitantes ou les facteurs favorisants (déformation du talon).

L’intervention est réalisée sous anesthésie loco-régionale +/- légère sédation.

Au Cabinet IMPPACT, à Lille, la chirurgie n’est envisagée qu’après une évaluation rigoureuse, lorsque le bénéfice attendu est réel pour le patient.

Suivi et rééducation

La rééducation est un élément clé du traitement de l’entorse de la cheville. Elle doit être débutée précocement et adaptée à la phase de récupération.

Dans un premier temps, elle vise à soulager la douleur et à réduire l’œdème. Ensuite, elle permet de renforcer les muscles stabilisateurs et de travailler la proprioception, essentielle pour prévenir les récidives.

Phase de récupération

Des exercices simples peuvent être réalisés à domicile, d’abord avec attelle puis sans :

  • Mobilisation en flexion/extension puis rotations si pas trop de douleur
  • Marche lente avec déroulé du pas complet en gardant la plante du pied au sol au milieu du pas, en pliant les genoux, dans l’axe puis en pas chassé
  • Se mettre sur la pointe des pieds plusieurs fois de suite en respectant la douleur
  • Exercice unipodal proche d’un obstacle haut pour se rattraper si besoin : yeux ouverts, fermés, puis jeux de lancé/rattrapé de balle sur terrain stable puis instable (coussin)
  • Saut/réception sur les 2 pieds puis seulement le pied blessé
  • Consulter un kinésithérapeute pour un bilan

Reprise

En fonction de la gravité et du type d’entorse, une reprise de la marche autonome sans douleur et sans attelle se fait entre 3 et 6 semaines.

  • La reprise d’une activité sportive portée et axée (cyclisme, natation) entre 3 et 6 semaines.
  • La reprise de la course à pied (il est recommandé de recommencer progressivement sur tapis de course) entre 4 et 8 semaines.
  • Les sports de pivot entre 6 semaines et 3 mois.

Une reprise des activités physiques au même niveau qu’avant l’entorse est à espérer entre 3 et 6 mois.

Complications possibles

Une entorse mal prise en charge peut entraîner plusieurs complications :

  • Instabilité chronique de la cheville
  • Douleurs persistantes
  • Récidives d’entorses
  • Raideur articulaire
  • Diminution des performances sportives
  • Développement d’une arthrose à long terme

Une prise en charge précoce et adaptée permet de limiter ces risques.

FAQ

Les patients présentent généralement une douleur immédiate, un gonflement, parfois un hématome et une difficulté à poser le pied. Dans les formes plus graves, une instabilité peut être ressentie.

Il n’est pas toujours possible de faire la différence sans examen. C’est pourquoi nous réalisons souvent des radiographies pour éliminer une fracture, notamment en cas de douleur importante ou d’impossibilité d’appui.

Nous recommandons la règle GREC (Glace, Repos, Élévation, Compression), associée à une consultation pour évaluer la gravité et adapter le traitement.

Cela dépend de la gravité. Dans les formes légères, la marche est possible avec une gêne. Dans les formes plus sévères, un appui limité voire impossible peut nécessiter une immobilisation.

La récupération varie selon la gravité : 2 à 6 semaines en moyenne, parfois plus pour les entorses sévères.

Une entorse mal traitée peut évoluer vers une instabilité chronique de la cheville, avec un risque de récidive et de douleurs persistantes.

Nous recommandons de consulter rapidement en cas de douleur importante, gonflement majeur, impossibilité de marcher ou suspicion de fracture, afin d’obtenir un diagnostic précis.

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