Arthrose et prothèse du genou
L’arthrose du genou, également appelée gonarthrose, est une affection fréquente qui altère progressivement la qualité de vie. Elle se manifeste par des douleurs mécaniques, une raideur articulaire et une diminution progressive de la mobilité. Lorsque les traitements médicaux ne permettent plus de contrôler efficacement les symptômes, la prothèse totale de genou constitue une solution chirurgicale fiable et durable. Au Cabinet IMPPACT à Lille, cette intervention permet, dans la grande majorité des cas, de retrouver une autonomie satisfaisante et de reprendre les activités quotidiennes dans de bonnes conditions de confort.
En résumé
Arthrose et prothèse de genou
À lire également
Prêt à prendre
rendez-vous ?
Définition et causes
L’arthrose correspond à une détérioration progressive du cartilage articulaire. Au niveau du genou, cette usure peut toucher les compartiments fémoro-tibiaux et/ou fémoro-patellaire.
Le cartilage n’étant pas innervé, la douleur ne provient pas directement de son usure mais des réactions de l’os sous-jacent et des structures environnantes. Sous l’effet des contraintes mécaniques, l’os se densifie et peut former des excroissances appelées ostéophytes. Des fragments cartilagineux peuvent également se détacher dans l’articulation et provoquer une inflammation de la membrane synoviale.
Le vieillissement à lui seul n’explique pas l’apparition de l’arthrose. Il s’agit d’une maladie multifactorielle, favorisée notamment par :
- Le surpoids ou l’obésité
- Les déviations d’axe du membre inférieur (genu varum ou genu valgum)
- Les antécédents traumatiques du genou
- Les lésions méniscales ou ligamentaires
- Certaines maladies inflammatoires ou métaboliques.
Arthrose du genou : qui est concerné ?
Il existe de nombreux facteurs de risque de l’arthrose :
- L’âge : l’arthrose dite « primitive » du genou apparaît sans cause évidente et est souvent liée au vieillissement. Elle est rare chez les moins de 40 ans ;
- Le sexe : l’arthrose du genou est plus fréquente chez les femmes. On constate une augmentation de sa fréquence après la ménopause ;
- Les antécédents familiaux : des facteurs génétiques prédisposent à l’arthrose du genou ;
- La surcharge sur les articulations : elle peut être liée à un surpoids ou au port fréquent de charges lourdes ;
- Le surmenage des ligaments et des articulations qui entraînent des microtraumatismes répétés lors de certaines activités professionnelles ou sportives (football ou rugby) ;
- Une déviation de l’axe de la jambe, nommée « genu varum » (genou proéminent vers l’extérieur) ou « genu valgum » (genou proéminent vers l’intérieur) ;
- Un traumatisme du genou : une lésion du ménisque, une entorse grave avec rupture du ligament croisé antérieur, une fracture articulaire… ;
- Une lésion osseuse du genou : fracture, nécrose de l’os situé sous le cartilage… ;
- Une luxation, une instabilité de la rotule, une rotule trop plate ;
- Une maladie métabolique (goutte…), inflammatoire (polyarthrite rhumatoïde…) ou infectieuse (arthrite infectieuse…), responsable de lésions articulaires.
Diagnostic de l’arthrose du genou
Pour diagnostiquer le type d’arthrose du genou, un examen clinique est réalisé par le médecin traitant. Cet examen permet aussi d‘éliminer les autres pathologies du genou ou une arthrose de la hanche (qui peut se traduire par des douleurs au genou). Un avis auprès d’un chirurgien orthopédiste peut être nécessaire.
L’examen clinique consiste à :
- Évaluer la gêne ressentie et la limitation de l’autonomie ;
- Identifier les mouvements qui réveillent la douleur
- Évaluer, debout et à la marche, les déviations d’axes des jambes ;
- Apprécier la mobilité du genou ;
- Repérer les déformations du genou par l’arthrose ou par un éventuel épanchement articulaire.
Examens d’imagerie : la radiographie
Une radio du genou confirme le diagnostic de l’arthrose du genou via le constat :
- D’une diminution de l’espace entre les deux extrémités osseuses, du fait de l’amincissement du cartilage ;
- D’une densification de l’os sur lequel repose le cartilage ;
- D’une prolifération d’os (ostéophytes).
Elle précise la nature de l’arthrose – elle est soit primitive, liée au vieillissement articulaire, soit secondaire à une cause, le plus souvent traumatique – et sa localisation (arthrose fémoro-patellaire, fémoro-tibiale ou association des deux localisations).
L’analyse radiologique étudie également l’axe des jambes à la recherche d’une déviation.
D’autres examens sont rarement nécessaires.
Gonarthrose : les traitements de première intention
- Une bonne hygiène de vie : des activités physiques adaptées, une perte de poids lorsqu’elle est nécessaire. On peut associer ces règles a de la kinésithérapie et des antalgiques.
- Si nécessaire, des infiltrations de corticoïdes qui agissent sur la douleur ou d’acide hyaluronique pour « lubrifier » l’intérieur de l’articulation, l’acide hyaluronique peut être associé à des injections de PrP (plasma enrichi en plaquettes)
L’ensemble de ces règles et traitements ne permettent pas la guérison de l’arthrose et ne permettent pas la régénération du cartilage.
Les chirurgies conservatrices
Lorsque l’arthrose est localisée et associée à une anomalie d’axe, des chirurgies conservatrices peuvent être proposées. L’ostéotomie tibiale notamment permet de corriger la déviation du membre et de décharger le compartiment arthrosique.
Ces interventions ont pour objectif de ralentir l’évolution de la maladie et de préserver l’articulation naturelle.
La prothèse de genou
Lorsque l’arthrose devient sévère et que la douleur altère fortement la qualité de vie, la prothèse totale de genou est envisagée.
L’intervention consiste à retirer les surfaces articulaires usées et à les remplacer par des implants métalliques et en polyéthylène formant de nouvelles surfaces de glissement.
La chirurgie dure entre 60 et 90 minutes. Elle peut être réalisée sous anesthésie générale ou rachianesthésie. La fixation de la prothèse peut être cimentée ou non cimentée selon le profil du patient.
L’objectif est de supprimer la douleur et de restaurer un axe et une stabilité corrects.
La rééducation
La mobilisation débute le jour même ou le lendemain de l’intervention. La marche est reprise rapidement, avec l’aide de cannes pendant les premiers jours.
La rééducation est essentielle. Elle vise à récupérer l’amplitude articulaire, renforcer les muscles et retrouver une marche fluide.
Les escaliers sont généralement possibles dès le troisième jour. La conduite automobile peut être reprise après environ 4 à 6 semaines.
La reprise du travail intervient en moyenne après deux mois, variable selon la profession (travail non physique).
Les activités sportives douces, comme le vélo ou la natation, sont encouragées à partir du troisième mois. Les sports à impact ou violents doivent être évités afin de préserver la longévité de la prothèse.
Les résultats
Les résultats sont encourageants puisqu’on retrouve une disparition complète des douleurs (dans 85% des cas) et une récupération rapide de la mobilité et de la force musculaire dans la grande majorité des cas. La marche normale sans boiterie est généralement obtenue dans le mois suivant l’intervention.
La durée de vie moyenne d’une prothèse du genou est d’environ 20 ans. En fait, au bout des 20 ans, plus de 90% des prothèses implantées restent en place et ne posent pas de problèmes particuliers (selon l’âge de pose). On peut espérer qu’avec les progrès des techniques d’implantation et des matériaux utilisés aujourd’hui, les résultats seront encore meilleurs avec une longévité plus importante.
Risques et complications possibles
Comme toute chirurgie, la prothèse de genou comporte des risques.
- Une raideur peut apparaître si la rééducation est insuffisante. Un hématome peut nécessiter un drainage.
- L’infection, bien que rare, constitue une complication sérieuse pouvant nécessiter un lavage chirurgical voire un changement de prothèse (Facteurs de risque dont tabac ++)
- Des lésions nerveuses ou vasculaires sont exceptionnelles.
- Un risque de phlébite existe, justifiant un traitement anticoagulant préventif pendant plusieurs semaines.
FAQ
Les douleurs apparaissent à l’effort, avec parfois un gonflement, des craquements ou une limitation des mouvements.
Oui, nous proposons en premier lieu des traitements comme la rééducation, les infiltrations ou la perte de poids.
Lorsque la douleur devient invalidante et que les traitements médicaux ne sont plus efficaces.
Au Cabinet IMPPACT, nous réalisons des poses de prothèse partielle ou totale, selon l’étendue de l’arthrose.
Oui, certains sports sont possibles après récupération, notamment les activités douces et non traumatisantes.
Oui, les prothèses modernes offrent des résultats fiables sur le long terme
Prêt à prendre
rendez-vous ?