Arthrose et prothèse de hanche

L’arthrose de la hanche, ou coxarthrose, est une pathologie fréquente et invalidante qui altère progressivement la qualité de vie. Lorsque les traitements médicaux ne suffisent plus à contrôler la douleur et la perte de mobilité, la prothèse totale de hanche représente une solution fiable et durable. La prise en charge par une équipe spécialisée au Cabinet IMPPACT à Lille permet d’assurer un diagnostic précis et une intervention adaptée à chaque patient.

En résumé

01

Hospitalisation

2 à 5 jours en moyenne, elle peut se dérouler en ambulatoire ( en respectant certaines conditions)

02

Anesthésie

Rachianesthésie ou anesthésie générale

03

Douleurs

Contrôlées par protocole antalgique multimodal

04

Durée des soins postopératoires

6 semaines avec rééducation progressive

05

Arrêt de travail

1 à 3 mois selon activité professionnelle

06

Absence de sport

3 mois minimum (reprise adaptée ensuite)

01

Hospitalisation

2 à 5 jours en moyenne, elle peut se dérouler en ambulatoire ( en respectant certaines conditions)

02

Anesthésie

Rachianesthésie ou anesthésie générale

03

Douleurs

Contrôlées par protocole antalgique multimodal

04

Durée des soins postopératoires

6 semaines avec rééducation progressive

05

Arrêt de travail

1 à 3 mois selon activité professionnelle

06

Absence de sport

3 mois minimum (reprise adaptée ensuite)

Arthrose et prothèse de hanche

Définition et causes

L’arthrose de la hanche est une détérioration du cartilage articulaire de l’articulation coxo-fémorale, articulation entre l’os de la cuisse (le fémur) et le bassin. Elle est très invalidante car elle touche, comme celle du genou, de grosses articulations qui portent le poids du corps.

Le dysfonctionnement de l’articulation coxo-fémorale peut provoquer une gêne importante à la marche. L’arthrose peut évoluer lentement (sur plus de dix ans) ou devenir invalidante plus rapidement.

Elle débute par une dégénérescence du cartilage, puis évolue vers l’atteinte de toutes les structures de l’articulation et, en particulier, de l’os situé sous le cartilage. Néanmoins, le vieillissement normal du cartilage au cours de la vie ne peut pas provoquer à lui seul une arthrose.

La coxarthrose est trois fois moins fréquente que l’arthrose du genou.

Arthrose de la hanche : symptômes

Les symptômes apparaissent progressivement :

  • Douleur mécanique à l’aine, irradiant parfois vers la cuisse ou le genou
  • Raideur matinale de courte durée
  • Gêne à la marche
  • Difficulté à monter les escaliers
  • Limitation des mouvements (rotation, flexion)
  • Boiterie

Avec l’évolution, la distance de marche diminue et certains gestes du quotidien deviennent difficiles : enfiler des chaussettes, se lever d’un siège bas, conduire.

Lorsque la douleur devient permanente, y compris au repos ou la nuit, l’arthrose est souvent avancée.

Diagnostic de l’arthrose de la hanche

Un examen clinique est réalisé par le médecin traitant qui peut être amené à demander un avis spécialisé auprès d’un rhumatologue ou d’un chirurgien orthopédique.

L’examen clinique consiste à :

  • Évaluer la gêne ressentie et la limitation de l’autonomie (distance de marche possible, gêne à l’habillage, gêne pour la montée et descente des escaliers…..) ;
  • Identifier les mouvements qui réveillent la douleur ;
  • Évaluer, debout et à la marche, les déviations d’axes des jambes, le positionnement du bassin ;
  • Apprécier la mobilité de la hanche.

L’examen médical de la hanche se pratique debout, pendant que la personne marche (pour repérer une boiterie ou une attitude anormale), puis en position allongée.

Examens d’imagerie

Une radiographie des deux hanches confirme l’existence d’une arthrose caractérisée par :

  • La diminution de l’espace entre les deux extrémités osseuses, du fait de l’amincissement du cartilage ;
  • Une densification de l’os sur lequel repose le cartilage ;
  • La prolifération d’os (ostéophyte).

Elle précise sa nature primitive ou secondaire (existence d’une malformation anatomique, par exemple).

Il est rare que d’autres examens soient nécessaires.

Arthrose de hanche : les traitements de première intention

L’arthrose de la hanche est une maladie qui persiste. Aucun traitement ne permet de la guérir, mais il est possible de soulager efficacement la douleur et de ralentir l’évolution par des mesures hygiéno-diététiques, des médicaments, de la rééducation et des exercices adaptés à chaque cas. Le traitement médical de l’arthrose de la hanche repose sur l’association de plusieurs mesures :

  • Une bonne hygiène de vie : des activités physiques adaptées, une perte de poids lorsqu’elle est nécessaire ;
  • Le traitement médicamenteux pour soulager la douleur lors des poussées inflammatoires d’arthrose : le paracétamol est utilisé en première intention et, s’il n’est pas efficace, les anti-inflammatoires non stéroïdiens ;
  • L’utilisation de cannes ;
  • La rééducation avec établissement d’un programme personnalisé (type d’exercices, fréquence, intensité) guidée au début par un kinésithérapeute et poursuivie ensuite par le patient seul à son domicile ;
  • Si nécessaire, des infiltrations de corticoïdes ou d’acide hyaluronique qui agissent sur la douleur. Mais ces infiltrations n’ont aucun effet sur la structure du cartilage.

La prothèse de hanche : une solution efficace contre l’arthrose avancée

Dans la majorité des cas, c’est la prothèse totale de hanche qui est mise en place. Elle comporte une pièce fémorale montée sur une tige, qui vient s’articuler sur une pièce cotyloïdienne en forme de cupule.

La pose de la prothèse de hanche peut se faire par voie antérieure (incision devant au niveau de la cuisse) ou par voie postérieure (incision au niveau de la fesse) chaque technique a ses avantages et ses inconvénients, une discussion avec votre chirurgien permettra de choisir la meilleure voie.

Il existe de nombreux modèles de prothèses. Pour que cet implant soit le plus adapté au patient, son choix tient compte de son état de santé, de son âge, de la forme anatomique de la hanche.

L’hospitalisation dure entre un et sept jours.

Les types de prothèses

Le choix de la prothèse dépend de l’étendue de l’arthrose, de l’âge du patient, de son niveau d’activité et de la qualité osseuse. Il n’existe pas une seule prothèse, mais plusieurs configurations possibles.

La prothèse totale de hanche (PTH)

C’est l’intervention la plus fréquente.
Elle consiste à remplacer les deux versants de l’articulation :

  • La tête fémorale (partie supérieure du fémur)
  • Le cotyle (partie du bassin)

La prothèse totale est indiquée lorsque l’arthrose touche l’ensemble de l’articulation. Elle permet de supprimer la douleur et de restaurer une mobilité satisfaisante. C’est aujourd’hui une intervention très fiable, avec un recul important.

Prothèse unilatérale

La majorité des patients présentent une arthrose touchant une seule hanche. On parle alors de prothèse unilatérale.

L’autre hanche peut rester saine ou présenter une arthrose débutante ne nécessitant pas encore d’intervention.

Prothèse bilatérale

Lorsque les deux hanches sont atteintes de manière invalidante, une chirurgie bilatérale peut être envisagée.

Deux options existent :

  • Intervention en deux temps : chaque hanche est opérée à quelques mois d’intervalle
  • Intervention simultanée : les deux hanches sont opérées lors de la même anesthésie (cas sélectionnés)

La décision dépend de l’état général du patient, de son âge, de son niveau d’autonomie et du risque anesthésique. Une discussion approfondie avec l’équipe chirurgicale du centre SOS Mains permet de déterminer la stratégie la plus adaptée.

Les suites opératoires

L’appui et la marche s’effectuent dès le premier jour et des protocoles de récupération rapide sont mis en place. Une mobilisation précoce du patient, associée à la kinésithérapie, est un facteur-clé d’une évolution favorable. Son but est de permettre au patient de retrouver ses activités de la vie de tous les jours le plus rapidement possible.

Un traitement anticoagulant est nécessaire pendant environ 6 semaines. Il est associé au port d’une contention des membres inférieurs (mi-bas de contention) pour prévenir les phlebites et les embolies pulmonaires.

La réadaptation par le kinésithérapeute est commencée le plus tôt possible après l’intervention en milieu hospitalier. Le rééducateur explique les gestes à ne pas faire et les exercices à réaliser chez soi, entre les séances de rééducation. Ces séances ont lieu, si tout va bien, dans le cabinet du kinésithérapeute ou au domicile et plus rarement en établissement de rééducation.

Risques et complications possibles

Comme toute chirurgie, la pose d’une prothèse comporte des risques :

  • Infection
  • Hématome
  • Luxation de la prothèse ( exceptionnelle avec les nouveaux modèles d’implants)
  • Phlébite ou embolie pulmonaire
  • Inégalité de longueur des membres
  • Descellement à long terme

Heureusement, ces complications restent rares lorsque l’intervention est réalisée dans un cadre spécialisé.

FAQ

Les patients décrivent souvent une douleur dans l’aine ou la fesse, des difficultés à marcher, à monter les escaliers ou à se chausser.

Oui, nous privilégions toujours un traitement conservateur en première intention : médicaments, kinésithérapie, infiltration ou adaptation des activités.

Nous proposons une prothèse lorsque la douleur devient invalidante au quotidien et que les traitements médicaux ne suffisent plus.

Il s’agit de remplacer l’articulation usée par une articulation artificielle, permettant de retrouver mobilité et confort.

Oui, c’est une intervention très fiable qui permet généralement de supprimer la douleur et d’améliorer nettement la qualité de vie.

Une prothèse peut durer 15 à 20 ans ou plus, selon votre activité et votre hygiène de vie.

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