Épicondylite latérale

L’épicondylite latérale, plus connue sous le nom de « tennis elbow », est une pathologie fréquente du coude liée à une souffrance des tendons extenseurs de l’avant-bras. Elle touche aussi bien les sportifs que les personnes exerçant des activités manuelles répétitives. Bien que souvent bénigne, cette affection peut devenir très invalidante lorsqu’elle s’installe dans la durée. Un diagnostic précis et une prise en charge adaptée permettent généralement une guérison progressive et durable.

En résumé

01

Hospitalisation

Ambulatoire si chirurgie

02

Anesthésie

Loco-régionale

03

Douleurs

Modérées, contrôlées par antalgiques

04

Durée des soins postopératoires

Quelques semaines

05

Arrêt de travail

2 à 6 semaines selon activité

06

Absence de sport

2 à 3 mois en moyenne

01

Hospitalisation

Ambulatoire si chirurgie

02

Anesthésie

Loco-régionale

03

Douleurs

Modérées, contrôlées par antalgiques

04

Durée des soins postopératoires

Quelques semaines

05

Arrêt de travail

2 à 6 semaines selon activité

06

Absence de sport

2 à 3 mois en moyenne

Epicondylite

Définition et causes

L’épicondylite latérale correspond à une atteinte des tendons qui relient les muscles extenseurs de l’avant-bras à l’épicondyle latéral, relief osseux situé sur la face externe du coude.

Contrairement à ce que suggère le terme « tendinite », il s’agit le plus souvent d’une tendinopathie dégénérative liée à une surcharge mécanique répétée plutôt qu’à une inflammation aiguë.

Les gestes répétitifs sollicitant l’extension du poignet ou la préhension sont fréquemment en cause. Cela concerne certains sports comme le tennis, mais aussi de nombreuses activités professionnelles : bricolage, port de charges, travail informatique prolongé, utilisation d’outils vibrants.

Avec le temps, les microtraumatismes répétés fragilisent le tendon, provoquant douleur et perte de résistance.

Épicondylite latérale : symptômes

Le symptôme principal est une douleur localisée sur la face externe du coude. Elle apparaît lors des mouvements de préhension, lors de l’extension du poignet ou du port d’objets.

La douleur peut irradier vers l’avant-bras et s’intensifier lors des gestes simples du quotidien, comme serrer une main, ouvrir un bocal ou soulever une tasse.

Une diminution de la force est souvent ressentie. Dans les formes évoluées, la douleur peut devenir persistante et gêner même au repos.

Diagnostic de l’épicondylite latérale

Anamnèse

Historique des symptômes : douleur sur la face externe du coude, aggravée par l’activité physique, particulièrement la préhension et les mouvements de poignet.

Examen physique

  • Palpation : douleur à la palpation sur l’épicondyle latéral.
  • Test de résistance : douleur augmentée lors de la résistance contre l’extension du poignet ou des doigts.

Imagerie

  • Radiographies du coude
  • Échographie ou IRM pourront être utilisées pour confirmer le diagnostic ou exclure d’autres pathologies.

Traitements non invasifs

Avant d’envisager une intervention chirurgicale, plusieurs traitements non invasifs sont généralement recommandés.

Traitements conservateurs

  • Repos et modification des activités pour éviter les mouvements aggravants.
  • Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) pour soulager la douleur.
  • Physiothérapie, y compris des exercices de renforcement et d’étirement.
  • Orthèses, attelles ou bracelets épicondyliens pour diminuer la tension sur le tendon.

Physiothérapie

  • Exercices d’étirement des muscles de l’avant-bras.
  • Techniques de massage et autres modalités (ultrasons, électrothérapie).
  • Éducation : enseignement des techniques pour réduire le stress sur le coude pendant les activités.
  • Onde de chocs 

Injections

  • Corticostéroïdes : injections pour réduire l’inflammation sévère
  • Plasma riche en plaquettes (PRP) : injections pour favoriser la guérison tissulaire

Quand se faire opérer ?

La chirurgie est envisagée si les symptômes persistent malgré 6 à 12 mois de traitement conservateur. Les indications courantes pour la chirurgie incluent :

  • Douleur sévère et persistante qui interfère avec les activités quotidiennes.
  • Échec des traitements conservateurs.
  • Diminution significative de la force et de la fonction du bras affecté.

Les traitements chirurgicaux

La chirurgie consiste en la libération des tendons extenseurs au coude.

Une incision est faite sur la partie extérieure du coude. Les tendons endommagés sont localisés et retirés, ou des débridements sont effectués. Parfois, une partie du tendon est détachée de l’os pour réduire la tension.

La chirurgie de l’épicondylite latérale a généralement de bons résultats, avec une amélioration significative de la douleur et de la fonction chez la plupart des patients.

Suivi et récupération

Après l’intervention, une immobilisation temporaire peut être mise en place afin de protéger la zone opérée.

La rééducation débute progressivement sous le contrôle d’un kinésithérapeute. Elle vise à restaurer la mobilité, puis la force musculaire.

La récupération s’étale sur plusieurs semaines à quelques mois selon la réponse individuelle.

Le suivi associe :

  • Surveillance régulière de l’évolution des symptômes et adaptation du traitement en conséquence.
  • Évaluation périodique par un professionnel de la santé pour ajuster le plan de traitement si nécessaire.

L’épicondylite latérale est une affection courante mais généralement gérable avec un diagnostic précis et un plan de traitement bien structuré.

Conseils de prévention

  • Échauffement et étirement avant les activités physiques.
  • Renforcement musculaire : exercices réguliers pour renforcer les muscles de l’avant-bras.
  • Ergonomie : améliorer les techniques et les équipements utilisés pendant les activités sportives ou professionnelles.

Risques et complications possibles

La chirurgie de l’épicondylite latérale est globalement sûre, mais comporte des risques rares.

Une infection, une atteinte nerveuse ou une persistance partielle des douleurs peuvent survenir. Dans certains cas, la récupération peut être plus lente que prévu.

Le respect des consignes postopératoires et de la rééducation est essentiel pour optimiser le résultat.

FAQ

Elle est généralement provoquée par des mouvements répétitifs (bricolage, informatique, port de charges, gestes professionnels) ou une sollicitation excessive des tendons. Le tennis est une cause classique, mais loin d’être la seule.

Dans certains cas, l’épicondylite peut évoluer favorablement avec le repos. Cependant, sans prise en charge adaptée, elle peut devenir chronique et persistante.

Nous privilégions un traitement conservateur, associant repos relatif, kinésithérapie, exercices spécifiques, attelle de décharge et parfois des traitements antalgiques ou anti-inflammatoires.

Oui, dans certains cas, nous proposons des infiltrations pour soulager la douleur, notamment lorsque les symptômes persistent malgré les traitements classiques.

L’évolution est variable, mais il faut souvent compter plusieurs semaines à quelques mois pour une guérison complète, surtout dans les formes chroniques.

Nous insistons sur l’importance d’adapter les gestes, corriger les postures et renforcer les muscles de l’avant-bras. Une bonne prévention permet de limiter les récidives.

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