La fracture du col du fémur

La fracture du col du fémur est une lésion fréquente de la hanche, touchant principalement les personnes âgées. Elle survient le plus souvent après une chute et constitue une urgence chirurgicale, car elle compromet rapidement la mobilité et l’autonomie. Une prise en charge rapide permet de limiter les complications, de favoriser la reprise de la marche et d’améliorer le pronostic fonctionnel.

En résumé

01

Hospitalisation

5 à 10 jours en moyenne

02

Anesthésie

Rachianesthésie ou anesthésie générale

03

Douleurs

Importantes initialement puis contrôlées par traitement antalgique

04

Durée des soins postopératoires

Rééducation pendant plusieurs semaines

05

Arrêt de travail

2 à 3 mois selon l’activité

06

Absence de sport

3 à 6 mois selon l’évolution

01

Hospitalisation

5 à 10 jours en moyenne

02

Anesthésie

Rachianesthésie ou anesthésie générale

03

Douleurs

Importantes initialement puis contrôlées par traitement antalgique

04

Durée des soins postopératoires

Rééducation pendant plusieurs semaines

05

Arrêt de travail

2 à 3 mois selon l’activité

06

Absence de sport

3 à 6 mois selon l’évolution

Fracture du col du fémur

Définition et causes

La fracture de l’extrémité supérieure (ou proximale) du fémur est une cassure de l’os du fémur située entre le trochanter et la tête de l’os. Elle touche essentiellement les personnes âgées et plus particulièrement les femmes chez lesquelles l’ostéoporose est fréquente. C’est une urgence chirurgicale.

La fracture de l’extrémité supérieure du fémur est une cassure de l’os pouvant survenir à deux niveaux :

  • Au niveau du col, on parle alors de fracture cervicale ;
  • Au niveau du massif trochantérien, on parle alors de fracture trochantérienne.

La fracture de l’extrémité supérieure du fémur de la personne âgée est favorisée par des facteurs de risque pouvant être prévenus :

  • L’ostéoporose
  • Les chutes

Qui sont les personnes à risque ?

Chez les personnes de moins de 55 ans, la fracture de l’extrémité supérieure du fémur est rare et survient après un traumatisme violent accidentel (accident de la route, chute d’un lieu élevé…)

Chez une personne âgée, la fracture du col du fémur fait suite le plus souvent à une chute banale. Elle touche très majoritairement les femmes. Cette fracture peut alors être responsable d’une perte d’autonomie.

Fracture du col du fémur : symptômes

Les symptômes apparaissent généralement immédiatement après la chute. Ils incluent :

  • Douleur intense au niveau de la hanche ou de l’aine, empêchant souvent la station debout.
  • Difficulté à prendre appui sur la jambe concernée et marche impossible.
  • Apparition d’un gonflement ou d’un hématome autour de la hanche.

Dans certains cas, la jambe peut apparaître raccourcie et tournée vers l’extérieur, signe caractéristique de certaines fractures déplacées.

Diagnostic d’une fracture du col du fémur

Le diagnostic repose d’abord sur l’examen clinique. Le médecin examine la hanche, recherche la douleur et vérifie l’impossibilité de mobilisation du membre inférieur.

La confirmation du diagnostic repose sur l’imagerie.

La radiographie du bassin et de la hanche est l’examen de référence. Elle permet d’identifier la localisation de la fracture et son degré de déplacement.

Dans certaines situations où la radiographie est peu concluante, un scanner ou une IRM peut être réalisé afin de confirmer la fracture.

Pourquoi la fracture du col du fémur est une urgence ?

La fracture du col du fémur est considérée comme une urgence chirurgicale pour plusieurs raisons.

L’immobilisation prolongée liée à la fracture expose les patients, notamment les personnes âgées, à de nombreuses complications : phlébite, embolie pulmonaire, infections pulmonaires ou escarres.

De plus, l’interruption de la vascularisation de la tête fémorale peut entraîner une nécrose de la tête du fémur, compromettant la récupération.

Une intervention rapide permet généralement une reprise précoce de la marche, essentielle pour limiter la perte d’autonomie.

Fracture du col du fémur : quand opérer ?

Le traitement des fractures de l’extrémité supérieure (ou proximale) du fémur est chirurgical.

L’intervention chirurgicale est programmée très rapidement afin de garantir une meilleure évolution et diminuer le risque de complications.

Cependant, certaines personnes âgées ne sont pas opérées en raison de contre-indications à tous modes d’anesthésie (le traitement est alors orthopédique) et d’autres ne sont opérées qu’après arrêt de leur traitement anticoagulant ou après la réalisation d’un bilan médical complet.

Fracture du col du fémur : les traitements chirurgicaux

L’ostéosynthèse

L’ostéosynthèse consiste à stabiliser les fragments osseux à l’aide de matériel chirurgical.

Lors de l’intervention, le chirurgien replace les fragments du fémur dans leur position anatomique puis les fixe à l’aide de vis, plaques ou clous.

Cette technique est généralement utilisée lorsque la fracture est peu déplacée ou chez les patients jeunes afin de préserver l’articulation naturelle de la hanche.

Elle permet à l’os de consolider progressivement tout en maintenant la stabilité de la fracture.

La prothèse de hanche

Lorsque la fracture est déplacée ou lorsque la tête fémorale risque de ne pas cicatriser correctement, la mise en place d’une prothèse de hanche peut être nécessaire.

La prothèse remplace tout ou partie de l’articulation de la hanche. Elle comprend généralement :

  • Une tige fémorale insérée dans le fémur
  • Une pièce cotyloïdienne implantée dans le bassin

La prothèse totale de hanche est souvent utilisée lorsque la fracture survient sur une articulation déjà arthrosique ou lorsque la fracture est très déplacée.

Cette intervention permet une reprise plus rapide de la marche et réduit le risque de complications liées à la mauvaise consolidation de l’os.

Complications et risques possibles

Après une ostéosynthèse d’une fracture du col fémoral, il peut arriver que la fracture n’évolue pas favorablement après ostéosynthèse. Plusieurs situations peuvent alors survenir :

  • L’infection osseuse ou articulaire.
  • La pseudarthrose c’est-à-dire la non consolidation de la fracture dans un délai de six mois après la pose de vis et/ou plaques. Elle nécessite une nouvelle intervention chirurgicale ;
  • La nécrose (destruction) de la tête fémorale. Elle est souvent consécutive à une fracture déplacée du col du fémur. Elle apparaît dans les deux années qui suivent et se traduit par des douleurs de l’aine et une difficulté à marcher de plus en plus importante.

FAQ

Il s’agit d’une fracture située au niveau de la hanche, entre la tête du fémur et sa partie principale. Dans notre pratique, elle touche principalement les personnes âgées, souvent après une chute.

Les patients présentent une douleur intense à la hanche, une incapacité à se lever ou à marcher, et parfois une jambe raccourcie ou tournée vers l’extérieur.

Le diagnostic repose sur un examen clinique et une radiographie. Un scanner peut être réalisé en cas de doute.

Dans la majorité des cas, nous proposons une prise en charge chirurgicale rapide, afin de permettre une mobilisation précoce et limiter les complications.

Selon le type de fracture, nous pouvons réaliser une fixation par vis ou une prothèse de hanche, notamment chez les patients plus âgés.

Oui, nous encourageons une reprise précoce de l’appui, souvent dès les premiers jours, avec l’aide de la rééducation.

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