Arthrose de cheville
L’arthrose de la cheville correspond à une usure progressive du cartilage de l’articulation reliant le tibia, le péroné (fibula) et le talus. Contrairement à d’autres articulations comme la hanche ou le genou, elle est le plus souvent secondaire à un traumatisme, comme une entorse ou une fracture. Cette pathologie peut entraîner des douleurs, une raideur et une gêne importante à la marche. Au Cabinet IMPPACT, à Lille, la prise en charge repose sur une évaluation précise de l’origine de l’arthrose et sur une stratégie thérapeutique adaptée, allant des traitements conservateurs aux solutions chirurgicales
En résumé
Arthrose de la cheville
Définition et causes
L’arthrose de la cheville correspond à une dégradation progressive du cartilage articulaire, entraînant un frottement entre les surfaces osseuses. Cette usure altère le fonctionnement de l’articulation et provoque des douleurs à la mobilisation.
Dans la majorité des cas, il s’agit d’une arthrose secondaire, c’est-à-dire consécutive à un traumatisme ancien. Les principales causes sont :
- Les entorses répétées ou mal cicatrisées
- Les fractures de cheville
- Les déformations de l’axe de la cheville
- Certaines pathologies inflammatoires ou anomalies mécaniques
Avec le temps, ces lésions entraînent une dégradation progressive du cartilage et une altération de la mobilité.
L’arthrose peut également toucher les articulations de l’arrière-pied, notamment l’articulation sous-talienne (entre le talus et le calcanéum) ou les articulations du Chopart, avec des mécanismes similaires.
Comment reconnaître une arthrose de la cheville?
L’arthrose de la cheville se manifeste par des symptômes évolutifs :
- Douleur mécanique de la cheville, augmentée à la marche
- Raideur articulaire, notamment le matin ou après repos
- Diminution de la mobilité
- Sensation de blocage ou de gêne dans les mouvements
- Craquements ou sensations de frottement
- Gêne sur terrain irrégulier
Dans les formes évoluées, la douleur peut devenir permanente et limiter fortement les déplacements.
Le diagnostic de l’arthrose
Le diagnostic repose sur l’examen clinique, permettant d’évaluer la mobilité, la douleur et l’impact fonctionnel.
Les examens d’imagerie sont indispensables pour confirmer le diagnostic et préciser le stade de l’arthrose :
- Radiographies en charge, permettant de visualiser le pincement articulaire
- Scanner, parfois associé à une injection, pour analyser les lésions plus en détail
- Dans certains cas, scintigraphie ou IRM pour préciser les zones douloureuses
Ce bilan permet de différencier une atteinte de la cheville proprement dite d’une arthrose de l’arrière-pied, ce qui est essentiel pour adapter le traitement.
Traitements médicaux
Le traitement médical est proposé en première intention. Il vise à soulager les douleurs et à améliorer la fonction articulaire.
La kinésithérapie permet d’entretenir la mobilité et de renforcer les muscles stabilisateurs. Des semelles orthopédiques peuvent être prescrites afin de corriger les troubles de l’appui et de réduire les contraintes mécaniques.
Des infiltrations intra-articulaires peuvent également être proposées. Elles peuvent contenir des corticoïdes, de l’acide hyaluronique ou du PRP, selon les situations. Elles permettent de réduire l’inflammation et d’apporter un soulagement temporaire.
Ces traitements permettent de ralentir l’évolution et d’améliorer le confort, mais ne stoppent pas le processus arthrosique.
Quand opérer?
La chirurgie est envisagée lorsque les douleurs deviennent invalidantes et résistantes aux traitements conservateurs, avec un impact significatif sur la qualité de vie.
Le choix de la technique dépend du stade de l’arthrose, de l’âge du patient, de son niveau d’activité et de la localisation des lésions (cheville ou arrière-pied).
Les solutions chirurgicales en cas d’arthrose de la cheville
Le traitement chirurgical de l’arthrose de la cheville varie en fonction du stade d’évolution de la pathologie.
Dans les formes débutantes, une arthroscopie de cheville peut être proposée. Elle permet de réaliser un nettoyage articulaire (arthrolyse), de retirer les tissus inflammatoires et de traiter certaines lésions, afin de soulager la douleur et d’améliorer la mobilité.
Dans les formes plus avancées, deux grandes options existent.
L’arthrodèse de cheville consiste à bloquer l’articulation en position fonctionnelle (environ 90°). Cette intervention supprime la douleur en éliminant le mouvement articulaire, tout en permettant une marche satisfaisante grâce aux articulations voisines.
La prothèse totale de cheville est une alternative permettant de conserver une certaine mobilité articulaire. Elle consiste à remplacer l’articulation usée par un implant. Elle est généralement proposée chez des patients sélectionnés, avec des critères précis.
En cas d’atteinte de l’arrière-pied, des arthrodèses ciblées peuvent être réalisées au niveau des articulations sous-taliennes ou du Chopart, afin de supprimer la douleur tout en préservant au maximum la fonction.
Ces interventions peuvent être réalisées selon des techniques classiques ou mini-invasives, notamment par arthroscopie dans certains cas.
Au cabinet IMPPACT, précurseur dans cette technologie, cette chirurgie sera proposée par voie mini-invasive : l’arthroscopie.
Suivi et rééducation
Après la chirurgie, une période d’immobilisation et de mise en décharge est souvent nécessaire, selon le type d’intervention réalisée.
La rééducation permet ensuite de récupérer la mobilité (lorsqu’elle est conservée), de renforcer les muscles et d’adapter la marche.
La reprise des activités est progressive et encadrée.
Complications possibles
L’arthrose de la cheville et ses traitements peuvent entraîner certaines complications :
- Douleurs persistantes
- Raideur articulaire
- Non consolidation en cas d’arthrodèse
- Usure ou complications de la prothèse
- Troubles de la marche
- Évolution de l’arthrose vers les articulations voisines
Une prise en charge adaptée permet de limiter ces risques.
FAQ
L’arthrose de cheville correspond à une usure progressive du cartilage de l’articulation, entraînant une diminution de la mobilité et des douleurs. Elle est moins fréquente que celle du genou ou de la hanche, mais souvent plus liée à un antécédent traumatique.
Oui, en première intention, nous proposons un traitement conservateur : adaptation des activités, semelles orthopédiques, antalgiques, rééducation et parfois infiltrations.
Les infiltrations peuvent permettre de soulager la douleur temporairement, notamment en cas de poussée douloureuse.
La chirurgie est envisagée lorsque la douleur devient invalidante et que les traitements médicaux ne suffisent plus.
Selon le stade, nous pouvons proposer une arthroscopie, une arthrodèse (blocage de l’articulation) ou une prothèse de cheville. Le choix dépend de l’âge, de l’activité et de l’état de l’articulation.
Oui, l’objectif est de maintenir une activité adaptée, en limitant les douleurs et en préservant la mobilité.
Oui, l’arthrose est une pathologie évolutive. Une prise en charge adaptée permet de ralentir son évolution et améliorer la qualité de vie.
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